6 novembre 2025 – Victoire historique de Dominique Giroud contre Temps Présent

Rira bien qui rira le dernier. Tel est, en substance, le petit refrain que les journalistes de Temps Présent avaient en tête ces dernières années en lien avec ce qu’ils aiment appeler « l’affaire Giroud ». Depuis aujourd’hui, ils rient jaune. Ils ont même arrêté de rire. Pour la première fois de sa vénérable histoire, l’émission Temps Présent est définitivement condamnée pour avoir violé son devoir d’objectivité et de véracité dans le reportage qu’elle a consacré en 2015 à Dominique Giroud.

Depuis sa création en 1969, Temps Présent n’avait jamais été condamnée pour avoir fait du mauvais journalisme. Elle aimait d’ailleurs à s’en vanter. Tempi passati. Désormais, il y a une tache sur ce joli parcours. Désormais, il est définitivement établi que Temps Présent a volontairement sali la réputation de Dominique Giroud dans son émission « Affaire Giroud, du vin en eaux troubles » diffusée le 22 janvier 2015.

En 2015 déjà, l’organe officiel de surveillance de la RTS avait considéré que ce reportage n’était pas du journalisme rigoureux, mais une opération ciblée de démontage visant à nuire à Dominique Giroud. Aujourd’hui, on peut affirmer qu’il s’agissait même d’une injure au métier de journaliste.

A l’avenir, dans les couloirs de la SSR, cette affaire portera donc les noms de Pietro Boschetti (journaliste), Philippe Mach (réalisateur) et Jean-Philippe Ceppi (rédacteur en chef), les trois brillants professionnels à l’origine de cet exploit qui vient de les faire entrer dans les annales de la SSR : salir à eux seuls cinquante années de réputation immaculée de Temps Présent.

Pour mémoire, en 2015, l’organe de surveillance de la SSR avait envoyé une véritable volée de bois vert au trio susnommé, le condamnant pour avoir réalisé un reportage «tendancieux qui n’a relevé que des aspects en défaveur de Dominique Giroud et rien à sa décharge», «omettant des informations essentielles pour la compréhension du public», «jetant le discrédit sur Dominique Giroud», «suscitant envers lui un sentiment de mépris», «ne respectant pas les devoirs essentiels de diligence journalistique» et dont «les manquements ont empêché le public de se faire sa propre opinion sur Dominique Giroud». L’organe de surveillance avait conclu que Temps Présent, en «livrant un réquisitoire jugeant Dominique Giroud moralement, personnellement et professionnellement, et de manière négative», «n’a pas respecté le principe de la présentation fidèle des événements» et «a donc violé» la loi.

Bornée et incorrigible, la SSR avait porté l’affaire (dorénavant joyeusement connue sous le nom « d’affaire Boschetti, Ceppi et Mach ») devant le Tribunal fédéral. Las. En 2018, notre Haute cour confirmait la condamnation infligée en 2016. La crème de la crème du journalisme suisse se faisait à nouveau sévèrement tancer pour avoir produit un reportage «tendancieux» qui n’a pas «présenté de manière complète et fidèle» les faits, «éludant des éléments essentiels pour la compréhension du public» et «passant sous silence des éléments de nature à aboutir à une relativisation de certains faits».

Le reportage était critiqué pour avoir «présenté de manière récurrente Dominique Giroud comme un être sans scrupules» et pour avoir «laissé entendre qu’il avait bénéficié d’un traitement avantageux» de la part de la Commission fédérale des vins, ce qui est entièrement faux. Le Tribunal fédéral considérait également qu’en «évoquant les convictions de Dominique Giroud sur l’avortement et l’homosexualité, la RTS a donné au public une image d’emblée négative de l’intéressé, de manière gratuite et sans prendre la peine de préciser qu’il n’avait plus fait état publiquement de ses convictions sur ces sujets depuis des années.»

Les juges fédéraux reprochaient enfin aux journalistes de la RTS d’avoir utilisé les convictions religieuses de Dominique Giroud comme «prétexte» pour s’«ériger en juge moral, jetant ainsi le discrédit sur sa personne». Ce «procédé» était très sèchement qualifié par la plus haute instance judiciaire du pays de «gratuit» et «inadmissible venant d’un service public.» 

Incapable de reconnaître leurs erreurs, les vilains petits canards de Temps Présent ont alors tenté le tout pour le tout : la Cour européenne des droits de l’homme. Ils en étaient sûrs. Ils en étaient persuadés. Ils allaient être lavés de leurs fautes par les juges de Strasbourg. La décision est tombée aujourd’hui. Leur recours, mal fondé, n’est pas même recevable.

La victoire de Dominique Giroud contre Temps Présent est donc définitive.

Le meilleur pour la fin. En violation crasse de ses devoirs d’information, la SSR a toujours refusé de publier sur ses canaux les défaites encaissées devant les tribunaux. Ainsi, le grand public n’en a rien su. On savait que les journalistes sont incapables de reconnaître leurs erreurs ; ceux de la RTS en avaient une fois de plus donné la preuve.

Hier pourtant, branlebas de combat : les journalistes de la RTS se sont agités pour savoir qui, dans le camp de Dominique Giroud, pourrait réagir à la décision de la CEDH. « Nous ne connaissons pas le verdict, mais nous allons couvrir l’événement. » Il était même prévu d’y consacrer un sujet au 19:30.

Vous connaissez la suite – elle est sans surprise puisque la SSR a perdu. Décision a été prise de ne rien faire. Rien au 19 :30, rien à la radio. Juste un entrefilet sur le site Internet. La mauvaise foi est une maladie incurable.

Je voudrais remercier mon avocat Yannis Sakkas pour son engagement de toujours à faire valoir le droit au-dessus des préjugés. Et mon ancien porte-parole Marc Comina, qui, ayant le premier reconnu les errances journalistiques de l’équipe de Temps Présent, avait osé les dénoncer. A eux aussi, la CEDH donne aujourd’hui définitivement raison.

Image de Dominique Giroud

Dominique Giroud

J’affronte une tempête médiatique. On m’accuse à tort d’avoir trafiqué mes vins pour m’enrichir. Les journalistes ont forcé le trait, dramatisé à outrance, critiqué sans nuances. De cette manière, ils ont entaché et peut-être ruiné à jamais ma réputation d’œnologue. Face à ces accusations, j’ai décidé de diffuser sur ce site ma version des faits.

Les lecteurs jugeront.

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